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La souveraineté alimentaire expliquée par Via Campesina

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Agriculture urbaine textre de Via Campesina © Eric Isselée - Fotolia.com

Voici un texte de Via Campesina,  sur la souveraineté alimentaire qui a été distribué à Porto Alegre, durant le dernier forum social. Via Campesina est un mouvement international qui coordonne des organisations de petits et moyens paysans, de travailleurs agricoles, de femmes rurales, de communautés indigènes d'Asie, des Amériques, d'Europe et d'Afrique. Ce réseau a vu le jour en 1993.

Qu’est ce que la souveraineté alimentaire ?

La souveraineté alimentaire désigne le droit des populations, de leurs États ou Unions à définir leur politique agricole et alimentaire, sans dumping vis à vis des pays tiers. La souveraineté alimentaire inclut :

  • La priorité donnée à la production agricole locale pour nourrir la population;
  • L’accès des paysan(ne)s et des sans-terre à la terre, à l’eau, aux semences, au crédit. D’où la nécessité de réformes agraires, de la lutte contre les OGM (organismes génétiquement modifiés) pour le libre accès aux semences, et de garder l’eau comme un bien public à répartir durablement.
  • Le droit des paysan(e)s à produire des aliments et le droit des consommateurs à pouvoir décider ce qu’ils veulent consommer et qui et comment le produit.
  • Le droit des États à se protéger des importations agricoles et alimentaires à trop bas prix. C’est possible à condition que les États ou Unions aient le droit de taxer les importations à trop bas prix, qu'ils s’engagent pour une production paysanne durable et maîtrisent la production sur le marché intérieur pour éviter des excédents structurels.

D’où vient le concept de souveraineté alimentaire ?

Le concept de souveraineté alimentaire a été développé par Via Campesina et porté au débat public à l’occasion du Sommet Mondial de l’Alimentation en 1996. Depuis, ce concept est devenu un thème majeur du débat agricole international, y compris dans les instances des Nations Unies. Ce fut le thème conducteur du forum des ONG parallèle au sommet mondial de l’alimentation de la FAO de juin 2002.

Les politiques néo-libérales ruinent la souveraineté alimentaire Elles donnent la priorité au commerce international et non à l‘alimentation des populations. Elles n’ont en rien contribué à éradiquer la faim dans le monde. Au au contraire, elles ont accru la dépendance des populations envers les importations agricoles et ont renforcé l’industrialisation de l’agriculture, en mettant en danger le patrimoine génétique, culturel et environnemental de la planète.

Ces politiques ont contraint des centaines de millions de paysan(ne)s à l’abandon de leurs pratiques agricoles traditionnelles, à l’exode rural ou à l’émigration. Des institutions internationales comme le FMI (Fonds Monétaire International), la Banque Mondiale, et l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) ont mis en œuvre ces politiques dictées par les intérêts des firmes transnationales et des grandes puissances. Des accords internationaux (OMC), régionaux (Accord de Libre Echange des Ameriques ALCA) ou bilatéraux de « libre »-échange des produits agricoles permettent en réalité à celles-ci de contrôler le marché mondialisé de l’alimentation.

Le dumping détruit la production alimentaire

L’OMC est une institution totalement inadéquate pour traiter les questions relatives à l’alimentation et l’agriculture. Via Campesina demande donc que l’OMC se retire de l’agriculture. Le fléau des importations à bas prix est un dumping qui détruit la production alimentaire. Dans le monde entier, des importations agricoles à bas prix détruisent l’économie agricole locale. C’est le cas du lait européen importé en Inde, du porc US dans les Caraïbes, de la viande et des céréales UE en Afrique, de l’alimentation du bétail en Europe, etc.... Ces produits sont exportés à bas prix grâce à des pratiques de dumping. Les Etats-Unis et l’Union Européenne ont fait entériner par l’OMC une nouvelle pratique de dumping, qui remplace les aides à l’exportation par une forte baisse de leurs prix agricoles, associée à des paiements directs payés par l’Etat. Pour réaliser la souveraineté alimentaire, il est indispensable d’arrêter le dumping !

La souveraineté alimentaire sous-entend un commerce international juste. La souveraineté alimentaire ne s’oppose pas aux échanges mais à la priorité donnée aux exportations : elle permet de garantir aux populations la sécurité alimentaire, tout en échangeant avec d’autres régions des productions spécifiques qui font la diversité de notre planète. Il faut donner à ces échanges un nouveau cadre, sous l’égide des Nations Unies, qui :

  • donne la priorité à la production locale, régionale avant l’exportation;
  • autorise les Etats/Unions à se protéger des importations à trop bas prix;
  • autorise l'octroi de soutiens publics aux paysans, à condition qu’ils ne servent pas directement ou indirectement à exporter à bas prix;
  • garantisse une stabilité des prix agricoles au niveau international par des accords internationaux de maîtrise de la production.

L ’accès aux marchés internationaux n’est pas une solution pour les paysans. Le problème des paysans c’est d’abord le manque d’accès au marché local, à leurs propres marchés locaux, à cause des prix trop bas pour leurs produits et des pratiques de dumping à l’importation auxquelles ils sont confrontés. L’accès aux marchés internationaux concerne seulement 10% de la production mondiale. Il est contrôlé par des firmes transnationales et les plus grandes entreprises agro-industrielles.

Pour les produits tropicaux (café, bananes, ....) le problème n’est pas le manque d’accès mais la domination du marché par des transnationales et les prix trop bas pour les paysans. L’exemple des produits tropicaux est à cet égard extrêmement révélateur. Ces produits bénéficient d’un accès quasiment libre dans les pays du Nord et les familles paysannes du Sud n’en ont tiré aucune amélioration de leur situation.

Les politiques agricoles doivent soutenir une agriculture paysanne durable. Au Nord comme au Sud, des soutiens publics (subsides, crédits,...) peuvent être importants pour stimuler et maintenir une production alimentaire paysanne et durable. Pour être en mesure d’exercer leur souveraineté alimentaire, les pays du Nord comme du Sud doivent pouvoir soutenir leur agriculture afin de garantir le droit à l’alimentation de leurs populations, de préserver leur environnement, de développer une agriculture durable et de se protéger du dumping. Ils doivent pouvoir aussi être en mesure de soutenir leur agriculture pour l’accomplissement d’autres tâches d’intérêt public, qui peuvent être différentes selon les pays et leurs traditions culturelles. Mais actuellement, les États-Unis et l’ Union Européenne en particulier abusent des soutiens publics pour réduire artificiellement leurs prix de marché interne et pratiquer le dumping de leurs excédents.

Le nécessité de développer des réseaux internationaux

Des alliances sont indispensables. Depuis plusieurs années, Via Campesina a joué un rôle moteur dans le développement de réseaux internationaux regroupant des mouvements sociaux et environnementaux, des ONG de développement, des associations de consommateurs, etc.

De Seattle à Gênes et Porto Alegre, ces réseaux développent des propositions et des stratégies indispensables pour faire cesser les politiques néo-libérales et développer des politiques solidaires. Que faire concrètement ? Prendre contact avec les organisations membres de Via Campesina pour soutenir des initiatives et actions locales, nationales comme des occupations de terres, des initiatives de production paysanne durable, la défense des semences locales, des actions contre les OGM et le dumping, etc...

Au niveau international, vous pouvez participer à la journée mondiale des luttes paysannes le 17 avril.

Plus d'informations

Site Internet de Via Campesina: www.viacampesina.org

Site Internet sur la souveraineté alimentaire: www.peoplesfoodsovereignty.org

Pour être informer sur le 17 avril : envoyer une message à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

Mis à jour ( Mardi, 07 Avril 2009 15:21 )  

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